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Mise à jour :
10 mai 2004
© pierre salducci - 2002

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Un Condamné à vivre s'est échappé
Textes, entretiens et poésie
« Je me suis souvent dit que si Yves Navarre revenait
à la vie et qu'on lui demandait de deviner laquelle de ses connaissances avait fait un livre sur lui,
il chercherait longtemps avant de penser à moi. Mais c'est un fait, le livre existe.
Ce qui a été
plus difficile par exemple, c'est de le faire publier.
«Jacques Lanctôt avait d'abord accepté le manuscrit chez VLB où j'avais déjà publié
Souvenirs inventés, puis il a repoussé le projet plusieurs fois, jusqu'à m'annoncer
qu'il ne pouvait plus du tout le faire parce qu'il quittait VLB pour fonder sa propre maison d'édition, laquelle ne publierait pas plus mon manuscrit car elle n'avait pas encore les reins assez solides pour le faire.
J'avais attendu des mois pour rien et je me retrouvais à la case départ.
« Je me suis ensuite adressé à Pierre Filion chez Leméac qui a pris un malin
plaisir à refuser le manuscrit alors qu'il avait été l'éditeur de Navarre au
Québec et qu'il s'apprêtait à procéder à la publication posthume de La
Ville atlantique.
Je ne savais plus vers qui me tourner et j'étais sur le point de
renoncer quand Francis Dupuis-Déri m'a parlé d'un homme de gauche qui dirigeait les éditions Vents d'Ouest dans l'Outaouais. C'est ainsi que j'ai connu et contacté Richard Poulin,
qui a lu
le manuscrit et l'a accepté aussitôt.»
Depuis la disparition d'Yves Navarre, rien n'est venu nous rappeler l'importance de cet écrivain ni la force de son
oeuvre. En fait, même si ses romans présentent souvent
un certain caractère autobiographique, nous possédons en réalité peu de renseignements sur l'homme et sur
sa pensée.
Un condamné à vivre s'est échappé
est composé en majeure partie de conférences données en 1988 et en 1989. C'est la voix d'Yves Navarre qui s'adresse à nous directement dans une langue alerte et vive, dominée par l'humour et par l'émotion.
Yves Navarre s'exprime ici pour la première fois sur toutes sortes de sujets dont il ne parlait pas dans ses livres.
Il expose entre autres sa conception de la littérature homosexuelle et s'attarde sur
une multitude de petites anecdotes drôles et attachantes qui le révèlent et nous
le font découvrir sous un jour nouveau.
Éditions Vents d'Ouest (Hull, Québec), 1998, 200 pages.
Ce qu'en a dit la critique
Ce livre est un document essentiel quand on aime Yves Navarre : il nous livre la voix de l'écrivain, en direct, une voix aux accents toujours émouvants.
Hans-Jurgen Greif, Nuit Blanche, n° 73, Québec, Québec, hiver 98-99.
Ce livre préparé par Pierre Salducci devait être fait pour ceux qui voudront analyser
les comportements de l'auteur et circonscrire l'ampleur de son oeuvre [...]. La
grande contribution de Pierre Salducci à l'ouvrage est la rédaction
d'une longue préface qui situe avec précision et intelligence l'évolution de l'écriture homosexuelle tout en analysant le parcours de celui qu'il qualifie d'écrivain engagé.
Henri Barras, Le Bab Magazine, Montréal, Québec, 10 avril 1997.
J'y ai découvert un Yves Navarre plein d'esprit, rempli d'humour, parfois même caustique. [
…] Dans une préface intitulée
«Parcours d'un écrivain engagé», Pierre Salducci nous présente de manière fort intéressante la place qu'occupe Yves Navarre dans la littérature gaie et propose une réflexion d'une grande justesse
sur un certain malaise social entourant toujours cette littérature, en cette aube
du 21e siècle.
Benoît Migneault, Fugues, Montréal, Québec, avril 1997.
Les conférences transcrites ici sont en quelque sorte le dernier mot publié d'un écrivain qui s'est senti désavoué par ses amis et coupé de l'institution
littéraire française.
Robert Saletti, Le Devoir, Montréal, Québec, samedi 21 et dimanche 22 juin 1997.
Dans
Un condamné à vivre s'est échappé, Yves Navarre continue de dialoguer avec tous ces autres
«je» auxquels il a donné la parole. Il aborde franchement des sujets très variés sur lesquels il s'était peu ou pas exprimé. Pierre Salducci
se fait un présentateur discret et attentif pour nous guider dans cette lecture
de renouement.
Robert Michaud, L'Intégral, vol. 5, n° 1, Montréal, Québec, automne 1997.
[ Commander Un condamné à
vivre s'est échappé :
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